Notre valeur de référence est l’égalité en dignité et en droit des personnes humaines, indépendamment de leur sexe.
Nous savons que le sexisme, qui est la négation de cette égalité, existe depuis des siècles sous
ses deux formes que sont la misogynie et la misandrie. Nous constatons qu’il subsiste et menace toujours les personnes, notamment malgré les progrès dans l’égalité des droits des hommes et des
femmes.
Simplement il a changé de visage : au lieu d’une prédominance misogyne, c’est la misandrie
qui domine aujourd’hui la société occidentale.
Nous voulons lutter contre cet état de fait. Et cela passe d’abord par une prise de conscience
renouvelée et permanente.
En effet, le cas du féminisme radical et idéologique a montré comment la lutte contre un sexisme
se transforme aisément en son image renversée : le sexisme à rebours. En rendant tous les hommes collectivement responsables voire coupables du sexisme misogyne, ce féminisme là - à
différencier du féminisme simplement égalitaire - se rend coupable de sexisme misandre : il stigmatise en effet les hommes comme sexe « mauvais ».
Il s’agit d’une défaite intellectuelle et d’une faute morale, puisqu’on applique à l’autre un
procédé que l’on dénonce soit même comme mauvais.
Les conséquences pratiques en sont l’instauration d’une société sexiste misandre, et d’une
idéologie ou culture de mépris et de haine à l’égard des hommes, des garçons et du masculin en général.
Notre but est de dénoncer et expliciter cette idéologie, ses tenants et ses aboutissants ; de
lutter contre les formes concrètes de haine des hommes et du masculin (quotas sexistes …)
Nous avons besoin pour cela de réunir les humanistes, qui croient que chaque personne dans sa
singularité est digne de respect, quel que soit son sexe ou son genre, traditionnel ou révolutionnaire.
NI MISOS, NI MISANDRES !
A l’inverse de nombreuses associations se proclamant abusivement antisexistes, le Groupe d’études sur
les sexismes (GES) s’attache à étudier et à dénoncer le sexisme sous ses deux formes, contre les femmes
et contre les hommes, ce pourquoi il utilise le plus souvent ce mot au pluriel.
Les sexismes sont malheureusement des idéologies anciennes. La société bourgeoise, en réduisant
les femmes à leur fonction maternelle et les hommes au rôle de pourvoyeurs, était doublement sexiste. Les sociétés contemporaines, en présentant
les femmes comme des victimes et les hommes comme des bourreaux, sont elles aussi, sous une forme différente, doublement sexistes.
Le GES condamne aussi bien la misogynie que la misandrie, les considérant comme les deux facettes
d’un même obscurantisme, qu’il entend déconstruire avec le concours des vrais antisexistes des deux sexes.