Communiqués 2008-2010



Communiqué concernant la

« Proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention

et la répression des violences faites aux femmes »,

adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture le 25 février 2010

 

 

 

Le GES (Groupe d’études sur les sexismes) constate que la proposition de loi contient plusieurs dispositions discriminatoires en fonction du sexe :

 

- dans son intitulé, qui restreint son application au violences « faites aux femmes », et en exclut de fait les hommes victimes ;

 

- dans plusieurs de ses articles (10 bis A, 10 bis B, 11A, 13, 14, 14 bis) qui, selon les cas,

 

* comme l’intitulé, restreignent son application au violences « faites aux femmes »

 

* réservent le bénéfice de mesures de prévention ou de soutien aux « femmes », et en excluent de fait les hommes victimes ;

 

* réservent des possibilités d’intervention aux « associations de défense des droits des femmes », et en excluent de fait les associations de pères, les associations d’hommes victimes, les associations antisexistes, les associations masculines, etc.
 

Réaffirmant que les victimes des deux sexes ont droit au même titre à la considération et à la protection de la société, le GES proteste contre ce parti-pris.

 

Il demande aux parlementaires qui conduiront les lectures suivantes de procéder à la rectification de toutes les dispositions discriminatoires.



 
Le président, René Delamaire

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué : Journée internationale pour l'élimination des violences envers les femmes (23-11-08)

 
Concernant la Journée internationale pour l’élimination des violences envers les femmes qui va se dérouler ce mardi 25 novembre, le GES (Groupe d’études sur les sexismes), soucieux de l’égalité en dignité et en droit de toutes les victimes indépendamment de leur sexe :
 
- proteste contre le fait que la Journée n’a pour objet que les victimes de sexe féminin, alors que notre société compte tout autant de victimes masculines (120 000 hommes battus selon l’enquête Cadre de vie OND 2007, un homme tué par sa conjointe tous les treize jours) ;
 
- demande aux pouvoirs publics de mettre fin à cette discrimination, en étendant désormais l’objet de ce genre de Journée aux victimes des deux sexes indifféremment.
 
Le président, René Delamaire

 

 

Communiqué : Campagne contre les mariages forcés du Secrétariat d'état à la Solidarité (3-5-09)

 

Concernant la Campagne contre les mariages forcés lancée par madame Valérie Létard, secrétaire d’état à la solidarité, le 14 avril dernier (travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/discours/presentation-outils-contre-mariages-forces-intervention-ministre.html), le GES (Groupe d’études sur les sexismes), soucieux de l’égalité en dignité et en droit de toutes les victimes indépendamment de leur sexe :

.
- proteste contre le fait que le discours de présentation de la secrétaire d’état, tout comme la brochure « Combattre les mariages forcés », s’adressent exclusivement aux victimes de sexe féminin, et ne fassent aucune mention des victimes masculines, alors que dans les faits cette pratique concerne des victimes des deux sexes ;
- demande au Secrétariat d’état de rectifier ce mode de présentation discriminatoire, de sorte que la campagne s’adresse désormais explicitement et indifféremment aux victimes des deux sexes ;
.
- rappelle qu’il a exprimé la même protestation et la même demande concernant la Campagne contre les violences conjugales lancée par le même Secrétariat d’état le 2 octobre 2008.
 
Le président, René Delamaire
 
 
Communiqué concernant les propos d'Anne Lauvergeon (24-10-09)
 
 
Le Groupe d’études sur les sexismes (GES) proteste contre les propos tenus par Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, au journal du soir de France 2, le 16 octobre 2009 :
 
"A compétences égales, eh bien désolé, on choisira la femme ou bien on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair."
 
Ces propos constituent en effet la revendication d’une double discrimination à l’embauche, selon le sexe et selon la couleur de la peau, totalement en contradiction avec les lois en vigueur.
 
Il importe désormais que les instances nationales en charge de l’égalité des droits entre les sexes interviennent auprès d’Aureva pour vérifier si cette transgression affichée des lois correspond à une réalité, et agissent en conséquence. Faute de quoi la discrimination à l’embauche contre les hommes se trouvera légitimée dans le monde de l’entreprise.
 
Le président, René Delamaire

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