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Groupe d'études sur leS
sexismeS (GES)
Compte-rendu de la rencontre du 4 mars
Compte rendu de la rencontre entre Monsieur Peraldi, conseiller du ministre du Travail, des
relations sociales, de la famille et de la solidarité et de la ville et des représentants d'Sos Papa et du GES (René Delamaire) le 4 mars 2010 au Ministère du Travail.
(voir dans la catégorie "courriers divers" ou Courrier Sos Papa GES à Xavier Darcos : Mission d'études sur les femmes en situation de précarité
(17-1-10) )
La rencontre a duré une heure trente, dans une ambiance ouverte et animée.
Le conseiller connaissait SOS Papa. Il lui a été remis un dossier de présentation du Ges. Le conseiller a affirmé avoir consulté le site.
Les représentants ont alterné les prises de parole face à un conseiller intéressé, qui testait les arguments misandres habituels qu’il entend dans son poste face aux arguments avancés par les
deux associations.
Nous avons protesté contre le sexisme de la mission consacrée à la " précarité chez les femmes "
et celui de la loi sur la " violences contre les femmes ".
Concernant le premier point, nous avons rappelé, chiffres à l’appui (études Insee et du Ministère
du Travail)
- que les hommes sont autant touchés que les femmes par la précarité, comme en témoignent le pourcentage de 80% d’hommes chez les SDF, ainsi que les études précitées ;
- que les hommes aussi possèdent des vulnérabilités spécifiques : nous avons cité le cas des hommes battus, discriminés trois fois (battus, sans secours de structures spécifiques
d’aide, et précaires mais moins dignes de soins que les femmes) et la fragilité psychique et relationnelle des hommes à la suite des séparations et divorces, qui expliquent par exemple la dérive
de certains SDF ou certains suicides.
- la situation des pères a fait l’objet de développements particuliers et de la remise de témoignages par SOS Papa.
Concernant le second point, nous avons rappelé la symétrie souvent ignorée des violences conjugales, avons remis le dossier réalisé par le Ges, et présenté une étude anglosaxonne
transversale, le conseiller étant très preneur de ce genre de données qui semblent nouvelles pour lui.
Nous avons demandé la désexuation des démarches incriminées concernant la précarité ou les
violences, ou bien leur équilibrage par des démarches équivalentes pour l’autre sexe (masculin).
Sans évoquer d’action en réponse, le conseiller nous a dit qu’il transmettrait nos doléances à
Madame Morano. Il nous a encouragé à continuer de " faire notre boulot ", c’est-à-dire d’aller voir les députés.
Les associations envisagent maintenant un courrier de remerciement au conseiller et un courrier de protestation contre la loi sexiste " contre la violence contre les femmes
".